randonnées des patrachous

30 mars 2017

26 MARS 2017 CHÂTEL-CENSOIRE LES ROCHES DU SAUSSOIS 16 KM

CHÂTEL-CENSOIRE 16 KM

 LE CIRCUIT DES ROCHES DU SAUSSOIS 26 MARS 2017

 

Ce matin, direction le département de l’Yonne, à Châtel-Censoire au nord-ouest d’Avallon. Cette rando nous est proposée par Fabienne et Jean-Marie.

Nous découvrons un joli village de 667 habitants à 137m d’altitude traversé par l’Yonne et le canal du Nivernais. Le bourg tire son nom de l’évêque d’Auxerre : Saint Censure.

Nous allons rapidement nous apercevoir de la différence d’altitude, car la végétation est bien avancée, c’est vraiment le printemps !

Comme habituellement, il y a la photo des 16 participants avant le départ. Nous longeons le canal, puis traversons la ligne de chemin de fer (encore en service). Nous sommes en parallèle du chemin de départ, Jean-Marie nous rassure : non, nous n’allons pas rentrer tout de suite ! Virage à gauche sur la route St Pèlerin. En point de mire : les magnifiques roches du Saussois et là-bas, le château de la Tour. Une belle montée à travers bois, il faut bien transpirer un peu pour pouvoir pique-niquer sur le haut des falaises. Elles ont une hauteur de 40 à 50 m et forment un site d’escalade réputé.

Nous découvrons des chalets avec des terrasses orientées sur la vallée, tranquillité et sérénité assurés.

Nous voici arrivés, et là, nous découvrons un site éblouissant. Un magnifique panorama : les roches calcaires et en bas les méandres de l’Yonne. Un panneau nous indique que c’est la période de nidification des faucons pèlerins, il ne faut pas les déranger. Chacun immortalise la beauté du lieu. Les victuailles sortent des sacs à dos. Le soleil est de la partie, le ciel est bleu, nous sommes déconnectés de la vie trépidante.  Christian nous précise que « la fleur vue sur les falaises du Saussois durant la randonnée est l’Anémone pulsatilleAnemone pulsatilla »   Les fleurs, séchées au four et pulvérisées, permettent l'élaboration d'une poudre à éternuer.... Atchoum !! réputée pour chasser les migraines !

Il faut bien repartir. Direction Merry sur Yonne en passant par le chemin des vignes. Un petit détour pour découvrir le joli lavoir, maintenant nous avons une superbe vue sur les falaises.

Il ne reste que quelques vestiges du château de la Tour bâti au XII ème siècle sur un escarpement rocheux.   

Nous traversons un bois pour rejoindre Magny sur Yonne. Sentier bordé de buis, genièvres et branches couvertes de mousse et lichens.

Pour éviter le bitume nous gagnons le plateau et les champs. Ici, c’est la « culture intensive ». Nous trouvons un papier abandonné qui ne nous met pas l’eau à la bouche, ce sont les risques et consignes de sécurité pour les agriculteurs. La liste est impressionnante et interpelle, autant pour les conséquences sur la santé des utilisateurs que pour les consommateurs que nous sommes tous !

Nous grimpons à l’assaut de l'église Saint-Potentien et sa crypte du XIe siècle surmonté d'un chœur roman, sa nef Renaissance du XVe et XVIIe siècle et sa sacristie du XVIIIe siècle. Le monument est bien sûr classé aux Monuments Historiques. Malheureusement nous ne verrons rien de tout cela, car l’édifice est fermé.

Fabienne et Jean-Marie nous font découvrir leur « maison coup de cœur ». C’est la maison natale d'Edmé Champion, un bijoutier qui fut aussi un bienfaiteur des pauvres de Paris avec la soupe populaire. 1766/1852

Voici un article décrivant la vie de cet homme. Je me permets de le rajouter au compte-rendu, car cette maison est importante aux yeux de nos guides locaux. 


"Orphelin en quelques mois il s’en alla à sept ans, passager clandestin sur un train de transport de bois pour Paris. Une tante, veuve et exerçant la profession de portière dans la rue Tiquetonne le recueillit et put bientôt se rengorger quelque peu car les voisins s’accordaient à vanter l’intelligence de son protégé ainsi que ce « bon cœur » qui ne fit que grandir avec lui au fil des ans. Une voisine plus aisée et désolée de ce que cette intelligence ne soit pas secondée par l’instruction l’envoie à l’école à ses frais. Et grâce à une somme déposée par une autre âme généreuse pour offrir un apprentissage à un enfant méritant, il est choisi et continue son impressionnant destin : le voici apprenti chez un bijoutier, et c’est alors qu’il lui succède à 24ans. La révolution éclate. Cette révolution qui, grâce au chaos qui s’ensuit, lui apporte la fortune : il rachète à bon prix l’argenterie, les pierreries et bijoux aux familles ruinées.


Il prospère et devient riche millionnaire à 53 ans - si bien qu’il peut marier les deux enfants qu’il a eus avec sa femme, fille d’un bijoutier de Versailles, en leur choisissant de bons conjoints.
Lui s’est retiré et vit modestement rue de Valois. Il continue de ne faire qu’un repas par jour.  Il n’a pas oublié la misère : les mains gercées, ventre creux, sommeil trop court sur des paillasses trop dures. La toux. Le hareng saur, les navets et le pain dur. Et il part en croisade contre elle, sans relâche, quelle que soit la couleur religieuse ou politique des miséreux. On l’accuse d’ailleurs d’une certaine ostentation dans sa générosité. Il aide tout d’abord les plus démunis de Châtel-Censoire dès 1829 en leur assurant 200 livres de pain quotidien. Voici la lettre qu’il adressa alors au maire :


« La cherté du pain doit ajouter à la rigueur de la saison si à ces deux fléaux se joint le manque d’ouvrage, et si le malade, le pauvre vieillard, la veuve et l’orphelin éprouvent des besoins, vous pouvez, monsieur, et je vous en prie, disposer de bois, de viande, de pain, de bas de laine etc…


J’écris au fils Rollet pour qu’il tienne à votre disposition tout le pain nécessaire. Mr Chobert paiera ce qu’il faudra pour le surplus
. »


Il aide aussi ceux qui cherchent du travail, fait distribuer de la soupe, des vêtements et sabots, récompense les élèves travailleurs, demande des grâces auprès du souverain, n’évite ni les prisons ni les hôpitaux dans ses visites, ni les veuves ou orphelins.  On le désigne sous le nom de son vêtement : le petit manteau bleu.  

Ses 88 années de vie prennent fin le 2 juillet 1852 alors qu’il s’est rendu à Châtel-Censoire et qu’il y est pris d’une attaque d’apoplexie. Il sera enterré dans son village tant aimé jusqu’au 26 octobre où il s’en va s’allonger auprès d’Edmée- Marie Jobée son épouse partie dix ans plus tôt au Père-Lachaise".

 Article de Suzanne DEJAER

 

Il y a encore 11 commerces à Châtel- Censoire, mais pas de rafraichissement pour les Patrachous, le café est fermé. Vous voulez une dernière info ? Bonifacio est à 809 km et Crain à 8,7 km ….le village de Fabienne et Jean-Marie que nous remercions chaleureusement pour cette belle rando.

                                                                                                                                  Odile   

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2017 CHATEL CENSOIRE 26 MARS

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